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Le mercredi quand j'étais enfant, c'était plutôt de la solitude. Je me souviens des cours de solfège, je me souviens des devoirs à faire, je me souviens des heures passées à lire, à rêvasser, à inventer des histoires que j'illustrais de mes dessins maladroits. Je me souviens des jeux avec la chienne de mon oncle et ma tante chez qui je passais souvent ces journées là, je me souviens aussi parfois que je jouais avec la voisine d'en face - mais très peu, nous n'avions guère d'atomes crochus. Lorsque j'ai été plus agée je voyais parfois mes copains et copines, nous allions "en ville".

Et puis pendant mes études, le mercredi est devenu un jour comme un autre. Tout comme lorsque j'ai commencé à travailler.

Il est redevenu une pause lorsque je me suis mise à temps partiel. Une pause dans l'agitation de la semaine de travail, une pause toute relative tant que mes enfants ont été petits, mais un sas tellement appréciable.

Mes filles sont maintenant plus âgées, elles ont classe le mercredi matin, je suis toujours à temps partiel, et à nouveau je retrouve des moments de solitude que je savoure. Bien sûr les mercredis sont souvent bien occupés, mais occupés de la vie privée et non professionnelle, c'est différent, le rythme n'est pas le même, ce mercredi, c'est une invitation à vivre autre chose que le train-train quotidien, métro-boulot-dodo. Et je mesure la chance que j'ai de pouvoir me le permettre.